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Salmanoff, l’hydrothérapie pour votre santé

 Le docteur Alexandre Salmanoff (1875-1964), médecin russe diplômé des Facultés de médecine de Moscou, Berlin et Pavie fut directeur de toutes les villes thermales d’U.R.S.S. et médecin personnel de Lénine. Il est à l’origine de la médecine des capillaires, la capillothérapie. Les fondements de sa pensée reposent sur le rôle majeur du système capillaire pour notre santé.

Les capillaires sont les plus fins vaisseaux du corps (jusqu’à 10 fois plus petits qu’un cheveux). Dans la circulation sanguine qui part du coeur puis transite par le système artériel pour y revenir par le système veineux, les capillaires font la jonction entre ces deux systèmes. Ils fournissent aux cellules les nutriments, l’oxygène nécessaire à la bonne vitalité de nos tissus, organes, muscles et ils captent les toxines, le gaz carbonique, en vue de leur élimination… Pour Salmanoff, notre santé dépend essentiellement de l’état de notre réseau capillaire qui s’étend sur 100 000 kms. A partir de 40 ans, ce réseau a tendance à s’obstruer. Les nutriments n’arrivent plus à destination, les déchets stagnent, les cellules qui meurent sont mal éliminées, ce qui est à l’origine des maladies et du vieillissement.

Salmanoff écrit à ce sujet: « La question n’est pas de trouver un traitement pour une maladie bien définie, mais de restaurer le corps endommagé du patient, indépendamment du diagnostic. La raison de ces anomalies fonctionnelles réside surtout dans les capillaires. Les traitements actuels négligent l’importance du travail des capillaires où 80% du sang circule pour approvisionner dans la profondeur, les organes et les tissus. La conservation et le bon fonctionnement des capillaires doit être la base de la médecine future ».

Allons plus loin, Salmanoff affirme aussi:  » Il n’existe pas de maladie qui pourrait être provoquée par un microbe ». Pour lui, la cause des maladies infectieuses réside dans la stase veineuse. On connait tous, comme exemple de stase veineuse, la phlébite due à une immobilisation prolongée, les veines ne parvenant plus à renvoyer le sang au coeur. Une stase veineuse augmente le volume de sang immobilisé dans le système veineux. En conséquence le volume sanguin artériel diminue, l’apport en oxygène aux tissus de même: les toxines et déchets qui auraient dus être éliminés par association à l’oxygène s’accumulent, restent dans notre corps, conduisant à une dégénérescence progressive et à un terrain propice aux infections.

Dans le but de déstocker les stases veineuses et d’entretenir une bonne circulation ainsi qu’une filtration du sang au long cours, le docteur Salmanoff préconise dans son livre  » Secrets et sagesse du corps », paru aux Editions la table ronde, d’apposer chaque soir sur le foie (organe plus chaud d’un degré que la température rectale) une bouillotte chaude à 60° enveloppée d’un linge, pendant 20mn.

Cette pratique aura aussi des effets positifs sur le diaphragme, muscle de la respiration primordial pour la circulation sanguine et lymphatique. Pour Salmannoff, le diaphragme est « le deuxième coeur veineux ». Pendant la saison froide, il peut retenir de 30 à 50% du volume sanguin circulant. Il agit sur la sécrétion biliaire et en comprimant régulièrement le foie participe à ses différentes fonctions (la liste est longue, voir sur wikipédia). Le diaphragme effectue 24000 compressions quotidiennes sur notre intestin, lieu privilégié de l’assimilation des substances nutritives et organe très étudié en ce moment.

Un diaphragme surélevé nuit à la ventilation des poumons. Pour les séquelles de pathologies pulmonaires (bronchite, congestion pulmonaire, emphysème), l’application de la bouillotte diminuera les stases pulmonaires. Simple d’utilisation, peu coûteuse, cette pratique de « lavage du foie », appliquée sur le long terme est un gage de bonne santé. En réflexologie plantaire, le travail du diaphragme est toujours fait avec attention et aide à la libération de multiples tensions.

En vue de rétablir et entretenir la circulation capillaire, Salmanoff préconise l’usage des bains hyperthermiques. On peut y adjoindre des préparations dites « Bains Scapidar ». Trois formules  existent, à base de térébenthine, qui toutes ont des propriétés analgésiques remarquables.

Les bains jaunes* provoquent une combustion forte, par l’accumulation de chaleur produite par la couche de ricinate de soude entrant dans leur composition: les dépôts dans les cavités articulaires, tendons et ligaments, dans le corps vitré de l’oeil commencent à se dissiper. Les capillaires se dilatent comme dans les bains de boue, à la différence qu’il n’y aura pas de sensation de fatigue car les anses artérielles ne subiront pas de constriction. Les bains jaunes baissent la tension artérielle par vasodilatation périphérique; on les appliquera pour une tension supérieure ou égale à 18. Pendant ce bain et par la suite le patient transpire abondamment.

Les bains blancs* n’occasionnent pas de rétention calorique. Ils élèvent légèrement la tension artérielle, agissent sur les capillaires de la peau, sur tous les organes, sur l’état général, diminuant la rigidité musculaire et articulaire. L’apport en oxygène est augmenté, la respiration améliorée, l’urée éliminée.

Des sensations de picotements pourront être perçues car la désagrégation des caillots de sang, des globules rouges et blancs, des plaquettes emprisonnés dans les capillaires libèrent des acides aminés, parmi lesquels l’histamine dont on connait les effets urticants.

Les bains mixtes existent et s’adaptent à l’état de chaque patient. On les prendra par exemple en cas de tension à 16.

On aura avantage à accompagner ce mode thérapeutique d’une cure de tisane de busserole qui favorisera l’élimination rénale (sauf en cas de grossesse et d’allaitement).

Pour la santé à long terme, un bain hyperthermique par semaine sera bénéfique. En pratique, entrer dans la baignoire remplie à moitié d’eau à 37° pendant 3′, puis augmenter degré par degré, en restant 3′ à chaque fois jusqu’à 40, 41° si l’on peut. En sortant, se passer le visage, les avant-bras, la nuque à l’eau froide. S’envelopper dans une sortie de bain en coton puis dans une couverture en position couchée, afin de transpirer pendant 30′ en buvant une boisson chaude. Se sécher, se reposer. On pratique les bains hyperthermiques le soir, sauf dans les cas d’affections rhumatismales, arthrosiques.

Contre-indications, précautions pour les bains hyperthermiques :

– interdiction de boire de l’alcool avant le bain

– interdit aux enfants de moins de 6 ans, aux femmes enceintes, allaitantes, lors des menstruations

– tension du liquide rachidien élevée, oedème cérébral

– tuberculose pulmonaire ulcéreuse

– pneumonie avec hépatisation (altération des tissus)

– myocardite, coronarites

– infarctus (bains après 7 semaines)

– varices, oedèmes, hémorroïdes aigües, prédisposition aux claquements des capillaires et ptoses

– phlébites aigües

– cirrhose du foie

– asthénie (fatigue) profonde

– les grands frileux, nerveux, arthritiques rétractés profiteront des bains à hauteur de 39° sans rechercher une sudation systématique

– s’appuyer toujours sur un diagnostic médical: la chaleur peut être totalement inadaptée en cas d’appendicite aigüe, d’ovarite, de salpingite, de péritonite que l’on pourrait confondre avec une crise de colite spasmodique

– Etre accompagné par une personne qui surveille le bon déroulement du bain

– Il est important de bien boire après le bain

 

Les bains hyperthermiques selon Salmanoff maîtrisent presque toutes les maladies infectieuses. Il propose d’autres méthodes thérapeutiques tels les enveloppements chauds du thorax pour les pneumopathies, la tuberculose.
Les bains de bras, de pieds, bains de siège, vessie de glace font aussi partie des protocoles thérapeutiques de Salmanoff.

L’hydrothérapie selon lui donne de bons résultats dans:

– les séquelles d’hémorragie cérébrale, de poliomyélite, les myélopathies, la leucémie

– l’artérite, les séquelles d’angine de poitrine, l’hypertension

– les rhumatismes déformants, la spondylose rhyzomélique, l’ankylose traumatique (immobilité d’une articulation suite à un traumatisme ou une maladie), les sciatiques rebelles, l’atrophie musculaire progressive, la goutte

– le mongolisme

– le glaucome, le décollement de la rétine, la cataracte

– les dermatoses (érysipèle, eczéma)

– la salpingite

– les allergies, l’asthme

– le diabète

– la maladie de Basedow

– le paludisme

– le surpoids

– les maladies infectieuses infantiles (rougeole, scarlatine)

Exemples de protocoles que l’on emploiera  en fonction de la pathologie constatée par le médecin:

– bronchite: appliquer sur le thorax en l’enveloppant totalement une serviette humide chaude à 39, 40° pendant 20′ en la réchauffant toutes les cinq minutes

– rhumes de cerveau, amygdalites, aphonies: utiliser les bains de bras en remplissant votre lavabo d’eau à 38°. Y plonger les bras puis augmenter progressivement jusqu’à 42, 43°

– otites: résultats rapides avec un gant chaud mais supportable sur l’oreille et compresse froide autour du cou, le tout à renouveler toutes les 7′ pendant 20′

– colite, gastrite, indigestion: poser une serviette chaude sur le ventre avec une bouillotte par dessus pendant 20′

– cataracte: bains de bras puis une fois stabilisée ajouter les bains Scapidar jaunes

– tension nerveuse, émotionnelle, spasmophilie, difficulté à l’endormissement, maux de tête: pratiquer le bain de pieds chaud assis, plonger les pieds dans une cuvette d’eau à 38°. Monter en température jusqu’à 41° sur 15′, le temps que la peau rougisse.

Précaution:
– jamais de bouillotte chaude sur la tête

D’autres personnalités ont fait des recherches dans le domaine de l’hydrothérapie, on citera:

. l’abbé allemand Kneipp qui a travaillé avec l’eau froide

. Pierre-Valentin Marchesseau

. France Guillain et les bains de siège

. Pierre Gardelle, ingénieur des Arts et Métiers, devenu ostéopathe. Sa pensée part du « Principe de Carnot » qui est que pour produire une force motrice, il faut deux sources de chaleur différentes ». Ainsi pour faire circuler les liquides corporels en vue d’abaisser l’inflammation d’une épaule douloureuse, on posera une vessie de glace sur l’épaule avec un linge intermédiaire et l’on mettra sur le ventre une serviette humide chaude sous une bouillotte. Cette méthode est applicable en cas de séquelles d’AVC,  gangrène, lumbago…

L’alternance « eau chaude (39, 40°) aux pieds/eau froide aux bras » puis « eau froide aux pieds/eau chaude aux bras » donnent de bons résultats chez les personnes spasmophiles, anxieuses, ayant les pieds et mains froids ou le phénomène de Raynaud. Pour ce faire, plonger les pieds dans une cuvette d’eau chaude en position assise, et les bras dans une cuvette d’eau froide sur une table durant quelques minutes, le temps que la peau rougisse puis alterner.

Pour des compléments d’information, tapez sur le net : zalmanovinfo, et sachez que des naturopathes formés à l’hydrothérapie pourront vous guider dans cette démarche de santé naturelle, préventive et curative.

 

* Les bains blancs et jaunes sont diffusés par différentes sociétés. Soyez vigilants dans votre choix, certains produits comme les bains secs contiennent des perturbateurs endocriniens.

Les bains jaunes sont composés d’essence de térébenthine, d’huile de ricin à 50%, d’acide oléique à 20%, d’eau à15%, et de soude caustique à 13,4%.

La solution des bains blancs est composée de térébenthine à 45%, d’eau à 50%, de savon pour bébé, d’acide salicylique, d’alcool de camphre, d’extrait d’écorce de saule

 

2 commentaires

  • Friquet

    Bonjour,
    En fait de commentaire J’ai une question. Je connais les bains Salmanov mais je n’ai jamais compris quelsl bains conviennent à quelqu’ un qui a une tension normale entre 11 et 13. Il y a aussi l’essence de pin ( de Siberie) et pourquoi pas des Landes pour les capillaires…j’aimerais en savoir plus.Merci
    Marie

    • admin8844

      Bonjour Marie,
      Merci pour vos questions; je vous envoie mes réponses.
      Les bains jaunes baissent la tension et débouchent les capillaires.
      Les bains blancs favorisent les contractions des capillaires et augmentent le flux sanguin. Ils augmentent la pression artérielle.
      Salmanov préconise d’alterner bains jaunes et bains blancs sauf si l’on est en hypertension ou hypotension (dans ces cas, il existe des protocoles qui aident à recouvrer une tension normale).
      Pour les personnes à tension normale comme la vôtre, on choisira son bain en fonction de ses pathologies. Par exemple, les bains jaunes seront appropriés en cas de diabète, les bains blancs en cas de psoriasis.

      Concernant l’essence de pin de Sibérie, il s’agit de térébenthine. Je n’ai pas pu me procurer la monographie de celle de Sibérie et de celle des Landes. Une monographie répertorie les différents composants du produit. C’est à partir de cela que l’on pourrait comparer les deux térébenthines.
      Je vous explique en exemple des différences que l’on trouve dans les huiles essentielles de lavande fine et lavande aspic:
      – la lavande fine contient peu de camphre (0,24%), la lavande aspic (9% parmi 67 constituants), c’est pourquoi on l’emploiera dans les problèmes cutanés, dermites, coups de soleil…
      -La lavande fine contient 1,11% d’eucalytol, la lavande aspic 28,37%, c’est pourquoi on l’utilisera pour ses propriétés expectorantes, antitussives.

      Bonne lecture et bien sûr, si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me joindre.
      Catherine Prot

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